Eglise française réformée de Bâle

Soirée Compte-rendu de la 11e Assemblée du Conseil œcuménique des Eglises (COE)


Mardi 22 novembre 2022, à 19h30 au Centre, Suzanne Schild racontera ses expériences à
Karlsruhe, lors de la 11e Assemblée du Conseil œcuménique des Eglises (COE) et présentera le rapport final de la délégation de l’EERS.






La 11e Assemblée du COE (tenue du 31.8.22 au 9.09.22 à Karlsruhe) fut mémorable.



Sous le titre « L’amour du Christ mène le monde à la réconciliation à l’unité et à la paix » le Conseil Œcuménique des Eglises a accueilli ses membres à Karlsruhe.

Dans le rôle d’une des trois membres de la délégation de l’Eglise Evangélique Réformée de Suisse (EERS), j’ai eu le privilège de m’y rendre avec Serge Fornerod (en charge du ressort relations extérieures de l’EERS) et Emma van Dorp (déléguée jeunesse).

Plus de 4000 chrétiens et chrétiennes du monde entier se sont rendus à Karlsruhe pour une semaine remplie d’échange et de débats sur différents thèmes controversés actuellement. Deux ans de Covid-19, la guerre en Ukraine, les bouleversements dans la géopolitique mondiale et le réchauffement climatique – toutes ces causes ont alimenté une sorte non-véracité et d’incohérence à propos du titre de l’Assemblée.
Mais il y a eu du génie, cette assemblée va encore faire parler d’elle dans le monde et c’est aussi ce qui me reste de Karlsruhe 2022.

Le titre de l’Assemblée donne sujet à des discussions pour les Chrétiens du monde entier, car parler d’un amour du Christ qui mène le monde à la réconciliation, à l’unité et à la paix ici dans le contexte actuel est synonyme de sacrifice. Comment parler de réconciliation au moment même où la guerre des médias vient s’ajouter aux autres guerres qui détruisent la vie, qui touchent les cœurs blessés, fragiles et sensibles ? Comment penser l’unité si le rejet de l’autre reste une norme systémique pour les plus forts ? Comment parler de paix alors que la réponse ultime pour tous les conflits de ce beau monde serait de passer par la force des armes les plus sophistiquées, performantes les unes que les autres ? Voici en gros les défis que le COE a dû et doit magistralement relever par la prière et la louange, les lamentations criées du cœur, les cris de joie, le travail assidu et la fête.

Le peuple de Dieu vivait l'harmonie, la création du Dieu créateur de toute chose s'est donné rendez-vous à Karlsruhe. Même les animaux, les arbres les plantes faisaient partie de la fête. Le COE est resté non pas coupé du monde extérieur, mais coupé de toutes les autres formes de distractions, dans le but de créer un nouveau monde. La Suisse, la France et l’Allemagne ont d’un même élan accueilli le monde entier à Karlsruhe. Les pèlerinages pour la paix ont circulé et traversé les trois frontières. Les pèlerins sont rentrés heureux mais dans la confusion de cette communion. Ce qui me reste de Karlsruhe, c’est le fait de vivre une vraie communion avec autant de croyants dans le même esprit, les mêmes rites pendant une dizaine de jours. Nous étions tous égaux à Karlsruhe, nous avons prié et chanté tous les mêmes chants et nous avons mangé du même repas. Homme et femme, évêque, juif, orthodoxe, protestant, catholique, prêtre, pasteur ou visiteur – tous étaient confondus dans l’enceinte de l’assemblée.
L'amour du Christ mène le monde à l'action. Après avoir réussi à identifier la majorité des sujets et des situations qui désunissent des croyants et le monde, la repentance, la réconciliation et l'unité des églises dans leurs diversités doivent être mis au premier plan. A Karlsruhe, des hommes, des femmes et des jeunes se sont exprimés à travers des multiples témoignages à ce sujet. Venus du monde entier, tous aspirent à un changement radical dans le monde, à une nouvelle stratégie pour une solution durable sur le réchauffement climatique et autres enjeux globaux. Les Eglises membres du COE en seraient capable si seulement elles s'exprimaient d'une voix et sans exclure les jeunes, déclara un des jeunes participants à l’Assemblée. Les problèmes d'injustices, les violences, les discriminations de genre, les guerres et les invasions des pays dit puissants sur ceux qui ne peuvent pas se défendre, toutes ces choses ne doivent plus surprendre l'église.

L’Assemblée du COE fut précédée par des pré-assemblées qui permirent de scruter en profondeur les sujets qui divisent l'Eglise et le monde. Le COE a pris conscience des défis majeurs qui l'attendent. L'urgence est de relever ces défis par des actes posés en amont et d’agir avec une voix forte au profit du peuple de Dieu et de toute l'humanité. L'amour du Christ s'appelle la vérité. En parlant de la gestion de la pandémie de la Covid-19 par les puissants et riches de ce monde, un orateur a déclaré : « Nous sommes tous sur le même Océan, mais pas sur le même bateau. L'Eglise ne peut plus tolérer des injustices dans le monde et rester muette » a-t-il ajouté. Ce message fort est favorable à l'unité Chrétienne et au témoignage commun des Eglises. L'amour du Christ favorise un œcuménisme du cœur, qui lui favorise la puissance divine capable de mener le monde à la réconciliation et à la paix.

Mardi 22 novembre 2022, à 19h30 au Centre, Suzanne Schild racontera de ses expériences à Karlsruhe et présentera le rapport final de la délégation de l’EERS en présence de Daniel Frei (Pfarramt für weltweite Kirche BS/BL).


Autor
Céline Hauck

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Besuche: 27 Monat - Bereitgestellt: 21.11.2022